Bulletin de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français, décembre 2013
Le Tombeau poétique de Jean de Serres, imprimé à Montpellier en 1598 apporte des éléments attestant de sa fidélité à la religion réformée et contredit les calomnies à son sujet. Dominique Vidal Ici
Jacques Besson
Revue du Vivarais décembre 2013
Jacques Besson ingénieur (1530-1573) devient Jacques Béton pasteur à Villeneuve-de-Berg, auprès d'Olivier de Serres. 24 pages, Bernard Vidal. Ici
Jean de Serres
Revue du Vivarais septembre 2013
LA MORT DU PASTEUR JEAN DE SERRES, HISTORIOGRAPHE DU ROI. Un cas suspect de peste, à l'époque de la peste en Dauphiné, en 1598, 14 pages, Dominique Vidal. Ici
Les démêlés d’Olivier de Serres avec son imprimeur Abraham Saugrain.
Revue histoire des sociétés rurales janvier 2013
À propos d’un contrat d’impression du Théâtre d’Agriculture de 1603 et d’une édition pirate
de 1608.
Revue histoire des sociétés rurales, juin 2013, 27 pages, Bernard Vidal. Ici
Les égouts de Villeneuve de Berg
Revue du Vivarais septembre 2012
Les égouts de Villeneuve de Berg et la prise de la ville par les hugenots le 2 mars 1573, Jean Moulin.
A propos d'une lettre de Jean de Serres à Henri de Navarre
Revue du Vivarais septembre 2010
A propos d'une lettre de Jean de Serres à Henri de Navarre, de Nîmes le 16 avril 1580, Jean Moulin.
tome: CX / fascicule: 768 / nombre de pages: 2 (de la page 379 à 380)
Recherches
Actuellement, plusieurs auteurs travaillent à des ouvrages sur
Olivier de Serres et son œuvre.
Nous pouvons citer :
- M. Michel Cointat, ancien ministre de l’Agriculture,
membre de l’Académie d’Agriculture.
- M. Jean Boulaine (Professeur émérite à l’Institut
National Agronomique et membre de l’Académie d’Agriculture)
et Monsieur Richard Moreau (Professeur honoraire à l’Université Paris
XII – Sciences – et correspondant national de l’Académie
d’Agriculture. Ensemble ou séparément ils ont publié plusieurs
ouvrages sur Olivier de Serres. Ils ont publié: Olivier
de Serres, sa vie, son œuvre, à paraître à l’Harmattan,
collection Acteurs de la Science.
- M. Dominique Margnat a soutenu un mémoire
de DEA à l’Université Pierre Mendès France,
Grenoble 2, en septembre 2003 : "Le livre de raison d’Olivier
de Serres", paru aux Presses Universitaires de Grenoble en novembre
2004.
- de janvier à juillet 2006, l'Institut Olivier de Serres a participé à la
mise au point du scénario historique de la B.D. "Monsieur du Pradel
(Olivier de Serres)" avec les auteurs Caryl Lambert et Tom Joseph. Plus
de détails.
- Mme Martine Gorrichon, Maître de conférences honoraire à l'Université de
Tours, Faculté des Lettres (latin), a donné une conférence
au Pradel lors de l'A.G. du 16 septembre 2006, intitulée "A la
table d'Olivier de Serres": le texte a été publié dans
la Revue du Vivarais, Tome CXI, n°1, janvier-mars 2007.
Par ailleurs, Mme Gorrichon a donné début juillet 2007
une conférence au Centre d'Etudes Supérieures de la Renaissance
intitulée "les plantes médicinales chez Olivier de Serres".
Conférence sur Barthélémy
Laffemas et Olivier de Serres
Cette conférence s'est tenue au Pradel en mi 2008.
Toutes les vidéos
de la conférence sont sur TV Ardèche: Ici
Emission radio
A propos de l’Emission de France
Culture du 18 septembre 2005 :
« Une Vie, une Œuvre : Olivier de Serres. »
Depuis une vingtaine d’années, plusieurs
agronomes ont écrit sur l’histoire de l’agriculture.
Il ne semble pas que leurs travaux soient connus des historiens académiques.
[…]
Le Dimanche 18 septembre 2005, sur France Culture (20h30-22h),
a été diffusée
une émission consacrée à Olivier de Serres.
Sur le plan radiophonique, ce fut une très bonne réussite
: rythme, accompagnement musical, récitatif d’extraits du
livre d’O. de Serres, durée permettant une présentation
efficace. Malheureusement, le contenu des commentaires et des analyses
de l’œuvre du grand agronome était truffé d’erreurs
plus ou moins graves. Les auteurs de ces commentaires ne sont pas connus
des milieux agronomiques et sont probablement issus des milieux littéraires.
Le résultat est un texte très contrasté avec de
belles citations du Théâtre d’agriculture, accompagné d’une
biographie qui comporte tantôt des erreurs vénielles, tantôt
des affirmations monstrueuses.
Des
oublis regrettables comme par exemple de ne pas parler de Marguerite
d’Arcons, mère de famille remarquable et dont Olivier
parle avec délicatesse, admiration et tendresse. L’évolution
philosophique et religieuse reste aussi très peu évoquée.
Le commentaire du texte passe sous silence les cinq premières
parties.[…]
L’aspect technique et scientifique est négligé :
par exemple O. de Serres a vérifié l’inexistence
de l’influence de la lune sur la végétation et une
majorité de Français y croient encore. La structure du
texte elle-même est soit ignorée, soit faite avec des erreurs
manifestes : Olivier divise son livre en huit lieux divisés eux-mêmes
en chapitres. Le début du texte radio emploie le mot chapitre
pour désigner les lieux, la fin du texte radio utilise le mot
lieu. On ne dit rien des brefs résumés en marge des différents
paragraphes et des nombreuses petites pièces en vers, au nombre
de quatre la plupart du temps, qui font la richesse littéraire
du texte.
L’action d’Olivier de Serres pour
vulgariser sur ordre du gouvernement l’élevage des vers à soie,
originalité majeure de son œuvre, est à peine évoquée.
Le plus grave est le commentaire de la publication de 1600, elle
aurait permis en partie le développement d’une agriculture qui
aurait « nourri » l’Europe. C’est une erreur énorme
et une affirmation qui fausse radicalement le jugement des Français
sur l’agriculture et sur leur passé. La France est restée
importatrice de grains jusqu’en 1950 et d’oléagineux
jusqu’en 1990. Les progrès de notre agriculture depuis 1900,
sont admirables, Olivier de Serres y est pour peu de choses. Son influence
a été grande jusqu’à la fin du XIXème
siècle mais s’est pratiquement évanouie devant les
progrès dus à l’application des découvertes
scientifiques du XIXème siècle.
Jean BOULAINE
Membre de l’Académie d’Agriculture de France.
Membre de l’Institut Olivier de Serres.